#POINT 6 – Kilomètre 2,5

Carlit

Nous traversons maintenant une zone de parcours de basse altitude, vous y retrouverez les troupeaux en avril/ mai et de fin octobre à fin décembre.

700 mm, c’est la pluviométrie moyenne de Cerdagne, soit 40 % de moins qu’un climat océanique (de la côte basque à la bretagne).

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Face plateau

Historique

Historiquement, les villages se sont implantés sur des replats proches de points d’eau. Le village était un abri et un garde manger: les habitants vivaient en autarcie et cultivaient à proximité des légumes, des céréales, des fruitiers. Avec l’accroissement de la population au XIX mais surtout XX siècle, les villages se sont développés en continuité du bâti existant. Cet étalement est souvent venu empiété sur les meilleurs terres, labourables et irrigables. Des efforts importants sont faits aujourd’hui par les communes pour encadrer les constructions dans le cadre d’un document d’urbanisme le PLUi (Plan Local d’Urbanisme intercommunal)

Géographie

Pour s’adapter aux conditions sèches, depuis plusieurs siècles, les agriculteurs cerdans ont « capté et canalisé » l’eau dans des rigoles pour les amener de la rivière à leurs champs. Ces canaux sont toujours utilisés. Ce système traditionnel se retrouve sur tout le pourtour de la méditerranée et dans les oasis. L’estive et l’irrigation gravitaire sont 2 techniques qui assurent la résilience de l’agriculture locale. Elles sont ancestrales mais bien adaptés aux enjeux modernes liés aux changement climatique.

Agriculture

Jusqu’à la Révolution française, l’économie cerdane repose presque exclusivement sur la culture du seigle et la pratique de l’élevage. Depuis, l’agriculture de Cerdagne a vécu la restructuration engagée au plan européen, pour aboutir aujourd’hui à des exploitations en nombre plus réduit, mais de taille plus importante. Elle reste centrée sur un élevage familial, essentiellement bovin et équin, pour des productions laitières et de viandes de qualité, avec une exploitation céréalière plus diversifiée (seigle, triticale, blé) mais aussi l’arrivée des pommes de terre ou navets.

Le maintien de l’agriculture est un élément primordial de la préservation des paysages spécifiques et de savoir-faire de ce territoire. Le paysage cerdan constitue une première approche visuelle de cette agriculture avec ses prairies pour le pâturage ou la fauche entourée de haies bocagères et son étagement des espaces, entre zones cultivées et zones « sauvages » des estives.

Par contre, depuis le Moyen-Age, la composition des troupeaux a beaucoup évolué. Du XIVe au milieu du XIXe siècle, les ovins représentaient 80 % à 90 % du cheptel. Cela permettait de ravitailler en viande les grandes villes catalanes dont Barcelone, mais aussi d’utiliser les peaux et la laine pour la fabrication de produits en cuir (gants, chaussures, parchemins…) et de tissus en drap, Puigcerdà étant une importante ville drapière. Les bovins représentaient environ 10 % et les équins 5 % du cheptel.  Pour le reste des animaux, (cochons, poules, canards, oies, lapins, pigeons), les statistiques sont bien plus incomplètes car ils sont assimilés à une production domestique qui n’est pas imposée. A partir XIXe siècle, la tendance s’inverse et le nombre de bovins va augmenter alors que le nombre d’ovins diminue. Dans les années 1960, avec l’apparition de nouveaux modes de consommation dont la forte consommation de de produits laitiers, les vaches passent au premier rang des animaux présents sur les exploitations agricoles.

Géologie

Les enfants racontent

Blai :

En face de nous, les gros et grands bâtiments abritent la base militaire et ses hélicoptères.

Gabriel :

En Cerdagne, les prairies servent à nourrir les animaux qui viennent pâturer.

Rafael :

Au loin, la grande tour blanche, Thémis, fait de l’électricité grâce au soleil, on peut la visiter.

Amalia :

Sur les sommets des montagnes, on peut voir des neiges éternelles ou nevets. Cette neige peut rester là tout l’été.