#POINT 3 – Kilomètre 0.6

Panorama Cerdagne

De cet endroit, un magnifique panorama soffre à vous. Au premier plan, le plateau cerdan puis en arrièreplan certains sommets.

Le prochain point #4 Cœur de village: le QRcode se trouve à votre gauche, sur le mur avant léglise.

Vous pouvez télécharger l’application gratuite pour réaliser vous même des photos panoramiques détaillées :

vue-pano-antenne-cerdagne (alt)
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Face au plateau Cerdan

Historique

Géographie

Le versant nord ou ubac est couvert de résineux, le versant exposé au soleil, adret ou soulane, est colonisé par les noisetiers. Cet espace était cultivé au début du XX siècle: seigle, pomme de terre, navet … La pente et les cailloux ne permettent pas le passage d’engins agricoles, il est aujourd’hui dédié au pâturage. Bien exposé au soleil, c’est un espace favorable à la vie des troupeaux qui peuvent y séjourner même en hiver. Même avec le changement climatique, la présence de l’homme est nécessaire pour leur apporter de l’alimentation et des soins.

Agriculture

Les céréales sont doublement utiles: le grain permet d’alimenter les animaux et la paille leur sert de litière. En Cerdagne, le seigle, le triticale et le blé dominent. Les variétés rustiques permettent de les cultiver sans traitement. Elles bénéficient par contre de l’apport du fumier des animaux. Le seigle est traditionnellement cultivé en mélange avec une légumineuse, la vesce, dont une des 3 variétés est endémique à la Cerdagne. Cette association est une coopération fructueuse : la vesce, comme toutes les légumineuses, capte l’azote de l’air et l’incorpore au sol, le seigle l’utilise pour sa croissance. La tige rigide du seigle sert de tuteur à la vesce qui profite ainsi mieux des rayons du soleil.

Ce mélange fournit aussi un aliment équilibré aux animaux. Les surfaces de céréales sont limitées en Cerdagne : elles ne couvrent que 500 ha. Les prairies permanentes et les parcours représentent 95 % des surfaces utilisées par les éleveurs. Cet assolement est une spécificité de Cerdagne et lui confère une grande richesse agro- écologique.

Les éleveurs de Cerdagne valorisent 2 espaces différents: le plateau qui s’étale entre 1200 et 1600 m d’altitude et des parcours de montagne au dessus. Le plateau mécanisable permet de cultiver des céréales et faucher l’herbe pour produire le foin nécessaire à l’alimentation des troupeaux en hiver. Les parcours sont pacagés de mai à décembre. Les parcours les plus élevés (audessus de 1800 m) sont utilisés collectivement, c’est l’estive.

Géologie

La plus occidentale mais aussi la plus élevée des régions du département des Pyrénées-Orientales, la Cerdagne est au cœur des Pyrénées. On y trouve tous les avantages de la haute montagne comme des stations de ski (Font-Romeu, Puigmal), des sources d’eau chaude (Dorrès, Llo), de quoi faire des balades en forêts, des randonnées de tout niveau et même des treks ! Et tout cela dans un paysage grandiose.

Géologiquement la Cerdagne est un plateau formé par une faille comblée entre deux montagnes. Elle est parcourue par le Sègre, quatrième fleuve du département qui se contente d’y prendre sa source et de passer en Espagne. La Cerdagne commence au col de la Perche, ce qui place Mont-Louis en Haut-Conflent. Le plateau s’élargit en forme d’ovale qui se termine au loin par la même vallée symétrique.

Seule remarque naturelle, la colline centrale Cerda, légèrement surélevée par rapport au plateau, sur laquelle on a bâti au XIVe siècle une nouvelle ville : le puig Cerda (Puigcerda). Cette colline a pu justifer la séparation en 1659 au traité des Pyrénées. La Cerdagne est longtemps restée isolée. La vallée de la Têt était difficile à franchir, les habitants ont donc vécus en autarcie. C’est le petit train jaune, au début du siècle, qui l’a désenclavée. Les activités étaient essentiellement agricoles, mais certains villages avaient ses spécialités : taillage du granit par exemple.

Les enfants racontent à partir du point #4